Le Renseignement recouvre l’ensemble des informations et faits révélés et analysés par
le travail des services dans le but de prévenir les atteintes aux intérêts de la Nation, de
protéger les personnes, les biens et les institutions et de défendre et promouvoir les
intérêts de la France. C’est une politique publique qui met en œuvre des moyens et des
outils de puissance publique et qui est à ce titre dûment encadrée et contrôlée. C’est
également un instrument de souveraineté qui contribue à préserver l’autonomie de
décision de l’Etat. La France ne peut se dispenser d’un appareil de renseignement à la
hauteur de son indépendance, de son statut de membre permanent au Conseil de
sécurité de l’ONU, de sa présence dans le monde, de son dynamisme économique et de
son rayonnement politique et culturel.
La Stratégie Nationale du Renseignement (SNR), prévue par la loi du 18 décembre 2013,
constitue la feuille de route du Renseignement. Elle a fait l’objet d’une première version
en octobre 2014.
Elle s’adresse prioritairement aux services spécialisés de renseignement (DGSE, DGSI,
DRM, DRSD, DNRED et TRACFIN) et aux services de renseignement mentionnés à
l’article L.811-4 du code de la sécurité intérieure (notamment SCRT, DRPP, SNRP et
SDAO). Elle concerne également l’ensemble des entités concourant à la politique
publique du renseignement (services de police et de gendarmerie, armées, organes de
contrôle et de soutien…), ainsi que toute personne ayant vocation à y contribuer ou à
en bénéficier compte tenu de ses responsabilités.
Ainsi, cette actualisation de la SNR a été élaborée en lien étroit avec les différents
ministères concernés, tuteurs ou donneurs d’ordre du Renseignement, ainsi qu’avec le
cabinet du Premier ministre.
Cet exercice a permis d’identifier et de hiérarchiser les enjeux du Renseignement. Il a
également eu pour vertu d’amener certains ministères à mieux se positionner dans leur
rapport au Renseignement en identifiant son potentiel et à exprimer leurs besoins et
leurs attentes.
La Stratégie a ensuite été partagée avec les services de Renseignement pour qu’ils
confrontent ces orientations avec leurs propres capacités.
Le document issu de ces travaux décrit à la fois les enjeux prioritaires du
Renseignement, les objectifs qui sont poursuivis et les adaptations qui doivent en
découler en termes d’organisation. Il a fait l’objet d’un examen interministériel et d’une
validation par le Président de la République en Conseil National du Renseignement. Il
sera décliné dans le Plan National d’Orientation du Renseignement (PNOR) à l’occasion
de sa prochaine révision.

Pierre de BOUSQUET
Coordonnateur national du renseignement
et de la lutte contre le terrorisme

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