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II. LES ENSEIGNEMENTS DE L’AFFAIRE MERAH
Au cours de l’année 2012, la délégation a consacré une part importante de ses
travaux aux enseignements que l’on peut tirer de l’affaire Merah pour l’organisation et le
fonctionnement des services de renseignement. La délégation s’est ainsi réunie le 4 avril
pour entendre le coordonnateur national du renseignement et les directeurs des six services
sur ce sujet, dont M. Bernard Squarcini, alors directeur central du renseignement intérieur
(DCRI). Puis, elle a auditionné le ministre de l’intérieur M. Manuel Valls et le directeur
central du renseignement M. Patrick Calvar, le 22 novembre.

La délégation a constaté un sous dimensionnement des moyens humains affectés à
la lutte contre le terrorisme au sein de la DCRI.
Recommandations :
La délégation recommande tout d’abord de renforcer les liaisons entre tous les
échelons du renseignement intérieur. Elle a pris acte, à ce titre, des mesures annoncées
par le ministre, portant notamment sur l’amélioration de la coordination des antennes
régionales. La mise en place d’un service d’inspection au sein de la DCRI va également dans
le bon sens.
En outre, la délégation recommande de renforcer sensiblement les moyens de
lutte contre le terrorisme.
Enfin, à la lumière de l’affaire Merah, la délégation considère que la France doit se
doter des moyens permettant de suivre les déplacements de personnes par voie aérienne
vers des destinations sensibles, y compris lorsque les trajets comportent une ou des escales.

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