impactant les réseaux, etc.) et numériques (attaques en déni de service sur
une plateforme étatique).
Pour mieux accomplir cette mission, le cadre de discussion avec l’industrie
devrait être renforcé. Il offrirait d’échanger régulièrement sur le contexte
d’exercice et les besoins du ministère afin de mieux concourir au
développement de solutions adaptées et d’origine nationale.
Les orientations budgétaires du ministère de l’Intérieur, fortement axées
sur les dépenses de personnel, obèrent sa capacité à planifier son évolution
technologique. Dans la sphère publique plus largement, l’imparfaite
coordination interministérielle ralentit la transformation numérique et la
qualité de la réponse publique aux enjeux pourtant partagés.
Chargé de garantir toutes les dimensions de la sécurité intérieure, le
ministère de l’Intérieur a une responsabilité majeure, conjointement avec
d’autres acteurs publics, pour protéger la vie numérique des citoyens, des
organisations et des entreprises en faisant appliquer le droit dans l’espace
numérique public ouvert à tous et en protégeant les usages privés du
numérique des atteintes malveillantes.
Propositions:
Sur la base des propositions du Livre blanc, le ministère adoptera un
Plan d’actions à cinq ans afin de renforcer sa contribution à la sécurité
et à la résilience de la vie numérique de la Nation. L’ensemble de ses
directions et services contribueront à sa mise en œuvre(20)

2.1.6. Favoriser une approche globale des phénomènes de délinquance : les
exemples du monde agricole et des mobilités
Le monde agricole
Certains publics sont la cible d’une délinquance plurielle. Pour ces publics,
il peut être nécessaire de ne plus se focaliser sur la catégorisation des
infractions (cambriolages, violences volontaires, etc.), sur la nature des
biens ciblés (stupéfiants, etc.) ou sur le mode opératoire (cyber, etc.) mais
de privilégier une approche globale.
Ce nouveau paradigme, mis en œuvre par la gendarmerie avec la « cellule
nationale de suivi des atteintes au monde agricole » (cellule DEMETER),
permet d’appréhender l’ensemble des atteintes au milieu agricole,
notamment les vols (d’engins, de matériels, de production, etc.) visant
les exploitations agricoles de tous types (élevage, pisciculture, culture,
viticulture), les dégradations (incendies, sabotage de matériel, etc.), les
cambriolages commis aux seins des exploitations agricoles (hangars,
etc.) ou aux domiciles des agriculteurs et les violations de domiciles ou
intrusions visant des exploitations agricoles ou des professionnels de l’agroalimentaire aux fins d’y mener des actions symboliques.
Cette nouvelle approche permet ainsi à la gendarmerie d’apporter une
réponse coordonnée à l’ensemble des problématiques qui touchent les
agriculteurs. Dans le domaine de la prévention et de l’accompagnement des
20

96

Voir livret IV du Livre blanc

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