L’amélioration de la sécurité routière résulte également de l’intégration
de plus en plus rapide des nouvelles technologies dans les véhicules, et
notamment les dispositifs d’aide à la conduite intelligents, qui contribuent
au mieux à limiter le risque d’accident et à défaut à diminuer les
conséquences physiques pour les victimes.
Afin de poursuivre les efforts en termes de lutte contre les violences
routières et dans un souci d’assurer un dispositif opérationnel protecteur
des usagers de la route et dissuasif pour les contrevenants, sur les axes
et durant les périodes les plus sensibles, les forces de sécurité intérieure
doivent continuer à conjuguer tous les modes d’action :
– la prévention en participant ou en animant des conférences visant à
impliquer le public au risque routier, en particulier en milieu scolaire,
étudiant et au sein des entreprises ;
– la dissuasion en assurant une présence visible sur les zones accidentogènes ;
– la répression en effectuant des contrôles avec interception immédiate
afin de sanctionner les comportements générateurs d’accidents
graves (conduites addictives, non-respect des règles de priorité et de
dépassement, vitesses excessives, usage du téléphone tenu en main...).
La politique de sécurité routière est fondée sur le discernement qui fait la
distinction entre conducteur défaillant (population générale, commettant
des infractions mineures du fait d’un manque de vigilance ou d’attention)
qui nécessite une sensibilisation au travers d’actions de prévention
et conducteur délinquant (conducteur hermétique à toute notion de
sensibilisation) qui impose des actions de répression. Un partenariat
renforcé est mis en place entre les différents acteurs publics pour améliorer
la sécurité du réseau routier en mettant en place des contacts institutionnels
entre les gestionnaires des axes et les forces de sécurité qui seront forces
de proposition pour améliorer la sécurité des mobilités et permettre une
coexistence sereine entre les différents modes de transports routiers.
A cet égard, la proposition de l’association des départements de France
de créer un observatoire de la sécurité routière constituera une instance
d’échanges avec des collectivités en charge d’une large partie du domaine
routier, particulièrement utile pour disposer d’indicateurs communs,
statistiquement éprouvés et produits avec l’appui notamment du CEREMA
mais également de l’Observatoire national interministériel de la sécurité
routière.
Un développement partenarial fort est à noter avec les entreprises et les
associations locales d’aide et d’assistance aux victimes. La France participe
activement aux opérations européennes de lutte contre l’insécurité routière
(campagne vision zéro et systèmes sûrs, mise en avant de la participation
au réseau TISPOL(18)) et aux actions de mobilisation en faveur de la sécurité
routière (projet EDWARD(19)). Enfin, les nouvelles technologies pourraient
être mobilisées pour les problématiques de sécurité routière, notamment
en développant des partenariats avec les entreprises impliquées dans la
transformation numérique de la route (conducteur, véhicules et voies de
communication).

18
Réseau Européen de police en charge de la sécurité sur les routes, qui prendra le nom
de ROADPOL en 2020
19
European Day Without A Road Death : journée européenne sans mort sur les routes

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