La police de sécurité du quotidien, une réforme qui donne du sens aux
missions des forces de sécurité intérieure
La PSQ répond aux attentes des policiers et des gendarmes tant dans
leur action collective que dans leurs pratiques individuelles au service
de la sécurité et de la paix publiques. Elle se caractérise par une vision et
une culture nouvelles au service de la sécurité quotidienne basées sur la
résolution de problème et l’adaptation des modes d’action aux enjeux de
chaque territoire.
La PSQ propose un rapprochement avec la population qui s’appuie sur les
élus locaux, sur la participation citoyenne et les pratiques professionnelles
inclusives en développant les partenariats, l’initiative, l’innovation et la
valorisation des personnels. Pour cela, le développement des usages du
numérique et de l’intelligence artificielle est mis au service de la disponibilité
et la sécurité. Les outils numériques doivent se développer davantage au
profit de la population, dans une logique d’échanges continus avec les
acteurs de la sécurité intérieure : mieux communiquer, mieux coopérer,
mieux coordonner. Une doctrine agile est nécessaire, non seulement pour
s’adapter aux évolutions dans le temps et à la diversité des territoires, mais
aussi pour faire face aux mobilités croissantes (des populations, des biens
et des données qui impactent la sécurité de la population).
Un effort spécifique est souhaitable au profit des territoires les plus exposés,
les « quartiers de reconquête républicaine », tirant les enseignements de
l’évaluation des dispositifs antérieurs, de type « zone de sécurité prioritaire »
(ZSP).
La PSQ s’appuie également sur une réflexion d’ensemble sur le traitement
du judiciaire du quotidien (comportements et délits du quotidien
impactant la population), de la révélation de l’infraction à son traitement
par les forces de sécurité, jusqu’à son examen devant la justice, pour tenir
compte, sous l’autorité du Procureur de la République, des priorités et des
attentes de la population.
Une simplification et clarification de la gouvernance départementale
des différentes entités de concertation et de coordination en matière
de sécurité, autour du préfet de département et du procureur de la
République, sera recherchée tout en confirmant le rôle central du maire,
en matière de prévention de la délinquance. Les interlocuteurs locaux
sont nombreux à avoir souligné le manque de lisibilité et la redondance de
certaines instances, au risque de ne pas assurer la participation recherchée
des partenaires ou de la population.
Des outils concrets et orientés vers la satisfaction des besoins de la
population
Le déploiement d’instances de dialogue et d’échanges directs avec la
population
De nombreuses actions ont été menées depuis deux ans par les
forces de sécurité intérieure et leurs partenaires et de nouvelles idées
apparaissent régulièrement localement pour adapter plus concrètement
et plus efficacement la réponse aux difficultés ciblées. La formalisation de
nombreuses bonnes pratiques, a permis de diffuser celles-ci aux acteurs de
la sécurité et d’enrichir leurs modes d’actions.
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