Ces services numériques doivent être encouragés suivant trois objectifs :
faciliter les démarches (ex : dépôt de plainte), aider et accompagner les
victimes, développer la participation citoyenne à la sécurité (dispositifs de
signalement ou d’alerte à la population).
Lors des travaux du Livre blanc, il est cependant apparu que ces plateformes
souffraient d’un déficit de notoriété. De manière quasi unanime, les
citoyens, les représentants des forces de sécurité et de secours ont regretté
que les différentes solutions (Pharos, Perceval, Thésée) ne bénéficient pas
d’une visibilité forte et d’une bonne compréhension de leurs finalités.
Des campagnes de communication pourraient promouvoir ces outils
numériques auprès des usagers. En effet, ces dispositifs nouveaux, leurs
intitulés sans lien direct apparent avec leur finalité et leur caractère épars
les rendent peu visibles et audibles auprès des usagers. Une campagne
pédagogique d’information ponctuelle, mais aussi dans le temps (via
les journées de la sécurité intérieure, le SNU, …) pourraient en favoriser
l’appropriation.
La plupart de ces acteurs ont appelé au regroupement au sein d’un portail
unique, rattaché au site Internet du ministère de l’Intérieur, de l’ensemble
des services numériques existants. Des démarches de mutualisation ont
été entamées : ainsi la plateforme de signalement des violences sexuelles
et sexistes, qui doit embrasser un champ infractionnel plus large et se
muer en plateforme numérique d’accompagnement des victimes (PNAV).
Les usagers pourraient se voir offrir un point d’entrée numérique unique
proposant ensuite une arborescence et un parcours utilisateur selon les
besoins (plainte, signalement, information…).
Un travail doit être réalisé pour que l’ergonomie des plateformes les rende
utilisables facilement, par tout type de public (y compris, notamment, les
personnes souffrant de handicap).
Dans une logique de continuum fondé sur les outils numériques, le
développement, par des acteurs associatifs ou économiques, d’outils
collaboratifs dans le domaine de la sécurité intérieure (type Staying Alive
dans le domaine des premiers secours) peut être encouragé. Dans ce
cadre, un « lab innovation » pourrait être mis en place par le ministère
de l’Intérieur afin, par exemple, de susciter les partenariats public/privé,
de valoriser l’open data dans le domaine de la sécurité ou d’attribuer des
bourses publiques à certains projets.
Proposition :
Renforcer la visibilité, la connaissance et l’utilisation par les citoyens
des services numériques de la sécurité intérieure en développant des
campagnes de communication à destination des citoyens afin de
promouvoir ces outils numériques.
En outre, des améliorations techniques dans une logique multicanale
de la relation à l’usager, avec notamment un regroupement dans
une logique de portail unique et l’amélioration de l’ergonomie, en
favoriseraient l’appropriation (voir livret IV du Livre blanc).
Dans une logique de continuum, valoriser et encourager le
développement, par des acteurs associatifs ou économiques, d’outils
numériques collaboratifs dans le domaine de la sécurité intérieure.
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