Livre blanc de la sécurité intérieure

le verdissement du parc engendrera des frais importants, notamment la
première année puisque le coût d’achat des véhicules propres est supérieur
à celui des véhicules thermiques classiques. Sur le plus long terme, les
économies en carburant et en entretien ne compenseront pas toujours les
surcoûts de l’achat.
2.4.4. Sanctuariser les équipements d’intervention et de protection
Alors que la menace terroriste reste prégnante et dans un contexte
d’augmentation des violences à l’encontre des forces de l’ordre, les moyens
de protection et l’armement sont à sanctuariser. Les équipements les plus
adaptés sont attribués aux militaires de la gendarmerie et aux fonctionnaires
de police pour faire face à leurs missions et correspondre aux méthodes
de travail. Cependant, celles-ci évoluent aux rythmes des menaces et
des besoins nouveaux, tant des forces de sécurité que des citoyens. La
plupart des équipements individuels récents ont été commandés suite aux
attentats de 2015, ils devront tous être renouvelés et modernisés dans les
années à venir.
Deux objectifs sont recherchés : répondre aux besoins du présent et
anticiper les attentes du futur.
Les équipements se sont individualisés (radio, aérosol portatif) rendant
l’emport de matériels de plus en plus important. Parallèlement, la
persistance de la menace terroriste contraint les agents à porter des
gilets pare-balles. Afin de soulager les personnels, la dotation d’un gilet
multifonctions est nécessaire. Le SAILMI développe actuellement deux
prototypes (une version gilet et une version chasuble) appelés « housse
technique modulaire » (HTM) qui regroupent les fonctions de gilet tactique
et de protections balistiques.
Les forces de l’ordre font face à des agressions de plus en plus violentes
faisant intervenir des lancés de projectiles enflammés voire de cocktail
Molotov. Ces évolutions récentes incitent à trouver des solutions dans le but
d’augmenter le niveau de protection physique, notamment en matière de
protection contre le feu. Actuellement, seules les unités spécialisées sont
équipées de tenues non feu. Dans un souci de sécurité, il apparaît opportun
de mener une réflexion sur l’élargissement des possibilités d’équipement
en tenues non-feu. De manière complémentaire, ils devront être dotés de
dispositifs anti-feu portatifs (couvertures anti-feu, extincteurs légers). En
effet, l’emploi de tissus non-feu ne permet pas de répondre en totalité aux
conséquences d’une agression par cocktail Molotov. Des dispositifs anti-feu
portatifs sont en cours de conception.
Le rétablissement des contrôles aux frontières intérieures, le renforcement
des objectifs en matière de sécurité routière et la volonté gouvernementale
d’occuper le terrain, sont autant d’éléments qui amplifient le travail de
nuit et rendent nécessaire une mise à niveau des matériels et équipements
associés.
Les personnels disposent actuellement de chasubles de haute visibilité
floquées mais le niveau de vétusté de certaines nécessitent de les renouveler.
Un effort doit également être consenti en matière de moyens lumineux
(lampes individuelles, projecteurs de recherche, éclairage mobile haute
puissance, panneaux lumineux, rubans de signalisation, miroirs inspection
éclairés etc.), aujourd’hui indispensables à la bonne réalisation des missions
de police de nuit.
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