1.4. Affirmer l’exigence managériale
1.4.1. Consolider la chaîne managériale
Affirmer le rôle central de l’encadrement intermédiaire
La difficulté des missions confiées aux policiers et aux gendarmes,
confrontés quotidiennement à la violence, et parfois à la mort, exige
d’affirmer clairement et dans la réalité quotidienne le sens de leur mission.
La fonction managériale occupe dans ce cadre une place centrale. Or force
est de constater que l’exercice de cette mission, au quotidien, reste encore
perfectible. L’association des hauts fonctionnaires de la police nationale
souligne, dans son rapport intitulé « Quelle police pour demain? » que
« restaurer une chaîne hiérarchique dans laquelle chacun a sa place et interagit
avec l’ensemble» figure parmi les principales attentes des personnels.
De fait, c’est le rôle premier de l’encadrement que d’assurer cette fonction
managériale, cette notion devant être entendue au sens large, d’autant
que, plus encore que dans d’autres fonctions, le collectif de travail joue
un rôle majeur pour assurer la cohésion des équipes et donner du sens à
l’action.
Dès lors, il est indispensable de consolider le fonctionnement de la chaîne
managériale dans les services, à chaque niveau où s’exerce une fonction
d’encadrement. Être au côté de ses équipes, les réunir, fixer leurs objectifs
et échanger sur les évènements passés ou à venir doit être le cœur de
métier de tous les encadrants. La qualité et l’efficacité du service, mais
aussi la qualité de vie au travail, en dépendent.
Pour être pleinement exercée, cette mission d’encadrement doit faire l’objet
de formations régulières, et doit figurer parmi les critères de l’évaluation
professionnelle.
Proposition :
–
Consolider la chaîne managériale et promouvoir la collégialité en
définissant la fonction d’encadrement à chaque niveau hiérarchique.
– Affirmer notamment le rôle central de l’encadrement intermédiaire
(officiers de police, sous-officiers de gendarmerie).

Donner aux chefs de service territoriaux les moyens de manager
On ne peut demander aux chefs de services d’exercer leur fonction
managériale sans leur en donner les moyens.
Or il apparaît aujourd’hui que les chefs de services territoriaux ne disposent
guère de marge de manœuvre, tant sur le plan de la gestion des matériels
que de celle de leurs personnels : les dispositifs budgétaires ne sont que
très partiellement déconcentrés à leur niveau, les interventions nécessaires
au bon fonctionnement des services remontent le plus souvent aux SGAMI,
et même si ces derniers ont fait des efforts incontestables pour améliorer
la qualité de leurs prestations, les responsables de terrain se sentent pour

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