sur un baccalauréat professionnel. Ce type de formation peut être très
intéressant à développer, en particulier en région parisienne, pour favoriser
le recrutement de gardiens de la paix parmi des candidats qui y vivent déjà.
Une action pourrait être conduite conjointement avec le ministère de
l’Éducation nationale pour développer ces formations.
Par ailleurs, le recours aux classes préparatoires intégrées et aux classes
d’excellence mériterait d’être développé. Il permet de favoriser la diversité
sociale, et de contribuer à l’attractivité de l’image des métiers de la sécurité
intérieure auprès des jeunes. Une classe de ce type existe déjà pour recruter
de futurs gendarmes. Une expérimentation similaire pourrait être mise en
place pour de futurs adjoints de sécurité, ou pour préparer au concours de
gardiens de la paix.
Proposition :
Favoriser la diversité des recrutements :
– Développer et consolider la filière « métiers de la sécurité » dans les
lycées professionnels.
– Recourir aux classes préparatoires intégrées et aux classes d’excellence.
La nature des épreuves des concours représente elle aussi un gage essentiel
de qualité des recrutements, en termes d’adéquation des profils aux
missions que ces candidats se verront ensuite confier.
C’est la raison pour laquelle il est proposé de rénover les épreuves des
concours de recrutement pour mieux les adapter aux profils des candidats
et aux exigences de sélection de l’administration, avec les orientations
suivantes :
–
mieux différencier les épreuves en fonction des compétences
précédemment acquises par les candidats et le cas échéant sanctionnées
par un diplôme ;
– mettre l’accent sur les savoir-faire et les savoir être, essentiels pour vérifier
la capacité à s’intégrer dans un collectif professionnel ;
– mieux identifier les compétences pour utiliser les outils numériques, afin
de renforcer les capacités d’expertise dans ce domaine.
Par ailleurs, la forme des épreuves pourra également être revue, dans le sens
d’une actualisation par rapport aux capacités actuelles des candidats et,
là encore, aux besoins de l’administration : développement des questions
à choix multiples (notamment pour les épreuves relatives à la vérification
des compétences numériques), mises en situations, à l’écrit comme à l’oral,
mais aussi tests psycho-techniques et de personnalité, destinés à vérifier la
capacité des candidats à affronter les difficultés du métier de policier ou
de gendarmes.
Proposition :
Rénover les épreuves des concours de recrutement pour mieux tenir
compte des profils des candidats et des besoins des services :
– Vérification de la maîtrise du numérique.
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