Le véhicule connecté. Le véhicule de patrouille, de surveillance ou
d’intervention ne doit plus être considéré comme un simple moyen de
transport mais être conçu, dès l’origine, comme un poste de travail complet
et autonome.
Pour devenir de véritables bureaux mobiles projetables en tout lieu,
certains véhicules pourraient être équipés de connections hauts débits
et de différents capteurs tels que des lecteurs automatisés des plaques
d’immatriculation ou des capteurs vidéo permettant le renvoi d’image au
centre de commandement. Certaines missions (telles que les opérations
de contrôle aux frontières ou les situations de crise) se prêtent également
à l’aménagement de véhicules en postes de commandement mobiles,
équipés d’un accès au réseau interministériel de l’État.
L’analyse des besoins opérationnels a conduit à définir un prototype
de poste de commandement opérationnel mobile et autonome qui
pourrait être systématiquement déployé dans les services territoriaux
départementaux. Il pourrait prendre la forme d’un véhicule utilitaire équipé
dès d’origine de relais radios indépendants et de connexions haut débit,
de moyens informatiques pré-installés ayant accès à l’environnement de
travail complet en intranet ou, à défaut, au catalogue NEO/NEOGEND, de
caméras sur pylône déployables avec système d’enregistrement et logiciels
d’analyse vidéo pour exploitation en temps réel, de capacités de réception
de flux audio/vidéo d’institutions partenaires par le biais d’une interface
aux standards du web.
L’équipement embarqué devrait aussi permettre le traitement de plans de
ville ou bâtimentaires sur grand écran avec la visualisation des positions
GPS des équipages et patrouilles (véhiculés et piétons). La projection des
données géographiques et architecturales en 3D renforcerait également les
capacités d’analyse et la coordination des unités en intervention.
Enfin, dans une optique de coordination de gestion de crise et d’aide à la
décision, tout ou partie de ces informations devraient pouvoir être partagé
avec ou renvoyé vers différents acteurs et autorités à l’occasion d’une
intervention.
Proposition :
Développer dans les cinq prochaines années un projet de PC
opérationnel mobile avec des technologies mutualisées « Sécurité
intérieure ».
La robotique opérationnelle. Les progrès rapides de l’agilité mobile et
de l’autonomie des robots par IA embarquée ou connectée justifient le
développement d’un programme de veille et d’expérimentation de leurs
concours au service des interventions dangereuses, qu’il s’agisse de la
sécurité civile (lutte contre l’incendie, traitement des incidents liés aux
matières dangereuses, déminage) ou des interventions du RAID et du GIGN.
2.2.2. Développer plus rapidement la dimension spatiale
Les métiers de la sécurité intérieure sont fréquemment des métiers de
l’urgence, de l’investigation, de la compréhension de situations inattendues,
dissimulées ou complexes. Le travail collectif en temps réel exige un échange
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