Propositions :
–
Augmenter d’au moins 50 % d’ici 2022 le nombre d’ETPT engagé
dans les missions cyber et dans cette dynamique, doubler le nombre
d’enquêteurs cyber à temps plein, dans les unités spécialisées (C3N,
OCLCTIC, DGSI, BEFTI), ainsi que les enquêteurs primo-intervenant.
–
Favoriser les recrutements externes en offrant des niveaux de
rémunération attractifs.
–
Développer une politique de formation et d’accompagnement
volontariste sur les métiers cyber.
– Favoriser l’acculturation et la formation des cadres aux enjeux cyber.
1.2.3. Renforcer les capacités techniques du ministère de l’Intérieur face aux
cybermenaces
Face à une évolution rapide de technologies sophistiquées, le ministère de
l’Intérieur doit se doter d’outils à l’état de l’art en matière de lutte contre
les cybermenaces et développer les techniques spéciales d’enquête
numériques.
Afin de relever les nouveaux défis cybersécuritaires, le ministère devrait
renforcer ses outils d’investigation numérique. Les techniques de
renseignement en source ouverte (ROSO) sont un premier axe de progrès
à intégrer dans la formation initiale et continue des agents. De manière
plus volontariste, les techniques d’extraction à tous les niveaux, les moyens
de déchiffrement et d’investigations numériques des IOT au CTA et de
captation de données informatiques (sur appareils, à distance) au travers
du STNCJ doivent être renforcées. Passée la collecte des données, les
forces de sécurité intérieure doivent se doter d’outils spécialisés d’analyse
automatisée et rapide de métadonnées.
Proposition :
Investir dans les capacités techniques d’investigation numérique.

1.2.4. Renforcer les capacités de gestion des crises
Peu de crises peuvent échapper au risque cyber. Certaines le sont nativement,
avec des risques croissants de failles cyber engendrant des fragilités dans
l’espace physique (ex : attaque virale d’un réseau énergétique ou de
transport) ; certaines sont des crises physiques prenant collatéralement
une dimension cyber (ex : attaque d’infrastructures étatiques et diffusion
de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux durant la crise de la COVID-19).
Si la gestion des crises cyber appartient à l’agence nationale pour la
sécurité des systèmes d’information (ANSSI), il revient le plus souvent au
ministère de l’Intérieur de conduire la gestion des crises « physiques » sur
le territoire national. En effet, le point central d’une telle gestion de crise
est la prise en compte du continuum espace numérique / physique et plus
particulièrement l’impact physique des désordres numériques.
En outre, le réseau territorial du ministère de l’Intérieur est un acteur central
de la gestion des crises cyber, notamment de faible et moyenne intensité,
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